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En quelques chiffres


Commune française

Région : Auvergne-Rhône Alpes
Département : Puy-de-Dôme
Code postal : 63820 
Canton : Orcines
Altitude : de 857 m à 1400 m

Habitants : environ 400

Densité : 16 hab/km2

Coordonnées : 45° 39′ 03″ Nord

2° 44′ 00″ Est

Superficie : 22 km2

Laqueuille : le toit de la route nationale Clermont-Ferrand - Bordeaux 


     De Clermont-Ferrand à Bordeaux par la nationale, aucun village n’est plus haut que Laqueuille. Avec 1050m d’altitude, ce bourg de montagne, érigé sur un éperon rocheux propose une formidable vue sur la chaîne des Dômes (volcans), les Mont Dores et offre un panoramique très étendu vers le Limousin. Pour en profiter, il convient de quitter la D2089 (ex RN89) à quelques encablures du village.

     Comme souvent en Auvergne, la population a vivement décliné depuis le XIXème siècle passant de 1135 habitants en 1836 à 720 un siècle plus tard pour se situer aux alentours de 400 de nos jours. L’activité agricole et surtout pastorale marque Laqueuille de son empreinte. Sur ce plateau les forêts publiques (207ha) représentent près de 10% de la superficie totale de la commune.

  • Les villages

Plusieurs petits villages aux couleurs du patrimoine local entourent le bourg. On y retrouve ici et là, de vieilles fermes ou bâtisses ayant traversées les années, ornées de petits lavoirs, fontaines, fours à pain... rappelant l’histoire de la vie d’antan.

  • L’estive : une longue tradition 

     Vers 1205, ce lieu se dénommait La Colha, terme dont l’étymologie signifierait cabane du berger. Rien d’étonnant à cela : le site a longtemps été un lieu de rassemblement des vachers qui gardaient les troupeaux dans les estives. Les bêtes sont des salers ("les vaches rouges") ou des ferrandaises, rustiques, bien adaptées aux contraintes climatiques et bonnes laitières.


     Cette activité pastorale, combinant pâturage et fabrication du fromage, connaît un vif essor dans la zone des Monts Dores dès le XVème siècle et devient essentielle au XIXème siècle.


     Les vachers passaient les mois d’été dans des fermes de montagne, appelées "Burons". Là ils fabriquaient le fromage deux fois par jour, pour chaque traite. Ces habitations pouvaient être beaucoup plus sommaires, se résumant à des "fonds de cabanes" reconstruits chaque année : les tras.

     De nos jours, le fromage est fabriqué en coopérative ou à la ferme. Les estives sont valorisées essentiellement par les génisses (jeunes vaches). La plupart des burons ont été restaurés et peuvent être observés. Sur ces vastes étendues, le promeneur observera sans peine au printemps des jonquilles à foison avant de repérer les hautes tiges de la gentiane.

  • La forêt succède à l’estive 

     Sur plus de 200 ha, à partir de 1845, des boisements se développent et donnent naissance aux forêts actuelles. Les forêts sectionales de Chabois, La Chabanne, Laqueuille et Villevialle ont donc environ 150 ans. La forêt sectionale constitue une originalité juridique, réservée aux zones de montagne et principalement dans le Massif Central. Il s’agit d’une propriété collective de la section. La section, "vestige" de l’époque médiévale, réunit les habitants d’une structure antérieure à la commune. Souvent d’anciennes paroisses en constituent le cadre territorial.

  • Des forêts en évolution permanente 

     A l’aune d’une vie humaine, les changements s’observent peu. Ils n’en sont pas moins réels et 3 phases peuvent être distinguées. 
A l’origine, les boisements résultent de semis en bande de pins sylvestres et d’épicéas. Durant la plus grande partie du XXème siècle, le pin sylvestre a reculé face à l’épicéa et au sapin pectiné. Cette évolution résulte de la recherche de la meilleure production possible de bois d’oeuvre.


     Enfin, depuis quelques années, les gestionnaires forestiers de l’Office National des Forêts prennent en considération d’autres critères : protection des sols, augmentation de la diversité, sensibilité paysagère. Concrètement, sapin pectiné et dans une moindre mesure hêtre, seront favorisé alors que l’épicéa devrait connaître une sensible régression.

  • L’épicéa : un arbre très présent 

     L’épicéa, essence de reboisement par plantation, longtemps privilégié, présente de nombreux points communs avec le sapin et la confusion est fréquente. Sa large répartition traduit ses capacités d’adaptation : il aime l’humidité mais supporte la sécheresse.